Jour 2 : « Oui Dieu, fais-nous revenir »

1. Signe de croix

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

2. Silence

(Je me recueille en marquant un temps de silence où je me mets en présence de Dieu qui est Présence.)

3. Entrée en prière

“Ouvre mes lèvres, Seigneur ; ouvre mon cœur ; établis-moi en ta présence. Que ta paix gagne mon âme. Permets que je n’oublie rien du monde qui m’entoure et que tu portes en ton Amour. Je prie avec celles et ceux qui te prient chez eux ou dans les monastères. Donne force à cette prière afin qu’elle témoigne de Toi, afin qu’elle répande la lumière de ton amour trinitaire. Avec Marie, nous voulons tourner le monde vers Toi afin qu’il retrouve les chemins de l’espérance”.

Prions avec l’Église

“Répands ta grâce en nos cœurs, Dieu de bonté : que nous sachions réfréner nos désirs terrestres pour mieux entendre Ta Parole. Nous te le demandons par Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Dieu qui vit et règne avec Toi dans l’unité de l’Esprit pour les siècles des siècles.”

4. Psaume

(Je lis ce psaume lentement, en donnant du poids aux mots que je prononce)

R/ C’est moi, le Seigneur ton Dieu,
écoute ma voix.
  J’entends des mots qui m’étaient inconnus :
« J’ai ôté le poids qui chargeait ses épaules ;
ses mains ont déposé le fardeau.(Dépose ton fardeau entre les mains de ton Dieu)
Quand tu criais sous l’oppression, je t’ai sauvé.(Crie vers Lui ton angoisse)
« Je répondais, caché dans l’orage,
je t’éprouvais près des eaux de Mériba.(Ton Dieu est présent au lieu de ton épreuve)
Écoute, je t’adjure, ô mon peuple ;
vas-tu m’écouter, Israël ?(C’est Lui qui te prie : « Reviens à moi !)
« Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux,(Il y a bien quelques faux dieux dans ta vie
tu ne serviras aucun dieu étranger.Qui te rendent étranger à toi-même.)
C’est moi, le Seigneur ton Dieu,(C’est Moi, le Seigneur ton Dieu
qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte !qui veut te sortir de tes esclavages)
« Ah ! Si mon peuple m’écoutait,(Dieu Lui-même souffre de nos conduites
Israël, s’il allait sur mes chemins !Il connait les chemins de nos errances
Je le nourrirais de la fleur du froment,Il sait où cela nous conduit
je le rassasierais avec le miel du rocher ! »et nous redit sa promesse)

5. Texte prophétique

Lecture du livre du prophète Osée (14, 2-10)

Ainsi parle le Seigneur :
Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ;
car tu t’es effondré par suite de tes fautes.
Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles :
« Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon.
Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice
les paroles de nos lèvres.
Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver,
nous ne monterons plus sur des chevaux,
et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains :
“Tu es notre Dieu”,
car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. »

Voici la réponse du Seigneur :
Je les guérirai de leur infidélité
je les aimerai d’un amour gratuit,
car ma colère s’est détournée d’Israël.
Je serai pour Israël comme la rosée,
il fleurira comme le lis,
il étendra ses racines comme les arbres du Liban.
Ses jeunes pousses vont grandir,
sa parure sera comme celle de l’olivier,
son parfum, comme celui de la forêt du Liban.
Ils reviendront s’asseoir à son ombre,
ils feront revivre le froment,
ils fleuriront comme la vigne,
ils seront renommés comme le vin du Liban.
Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ?
C’est moi qui te réponds et qui te regarde.
Je suis comme le cyprès toujours vert,
c’est moi qui te donne ton fruit.
Qui donc est assez sage
pour comprendre ces choses,
assez pénétrant pour les saisir ?
Oui, les chemins du Seigneur sont droits :
les justes y avancent,
mais les pécheurs y trébuchent.
– Parole du Seigneur.

6. Commentaire

On trouvera sans difficulté, des similitudes entre le contexte historique** du prophète Osée et la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui : un progrès qui ne sert pas tout le monde, des injustices qui conduisent à la violence, un fort attrait pour une grande liberté quant à la conduite morale, une impression d’être fort grâce à nos avancées scientifiques et techniques, une religion qui se satisfait parfois d’un vernis des actes religieux posés …D’où cette prière que Dieu nous adresse : « Reviens au Seigneur ton Dieu ! ». « Oui Dieu, fais-nous revenir, que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés ! » Revenir au Seigneur, c’est bien la finalité du carême, c’est le sens de la conversion. Se convertir = se tourner vers, dans le jeûne (les privations que nous impose le confinement, par exemple), la prière et le partage (l’attention aux plus fragiles dans le contexte que nous vivons). Nous pourrons alors d’autant mieux goûter toute la tendresse de Dieu qui s’exprime dans ce texte : Je les guérirai de leur infidélité, Je les aimerai d’un amour gratuit, Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. (relire le texte) Nous pouvons aussi deviner la souffrance de Dieu quand Il se heurte à la fermeture du cœur de l’Homme : Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit.

7. Chant

8. Prière universelle

Père, nous te prions pour les chrétiens persécutés et tout particulièrement ceux du Moyen Orient.
Donne-nous de les aider et les aimer en prenant notre part de leur croix.

– Rends-nous disponibles à ton Esprit.

Aujourd’hui encore l’Esprit Saint agit au cœur du monde.
Pour les peuples en difficultés, pour les peuples affrontés à la pandémie du corona virus, pour les personnes chargées de conduire ces pays afin qu’elles sachent demander et obtenir le soutien de l’Esprit Saint dans ces temps de crise, ensemble, prions Dieu notre Sauveur.

– Rends-nous disponibles à ton Esprit.

Pour celles et ceux qui se mettent au service de leurs frères et sœurs défavorisés, pauvres, isolés ou malades… Que ta grâce, Seigneur, les pousse à aller jusque vers les plus méprisés : les hommes accablés par le péché, les marginaux, les exclus… Père nous te prions.

– Rends-nous disponibles à ton Esprit.

Confions au Seigneur ressuscité, notre communauté paroissiale. Afin qu’elle vive au quotidien, l’amitié et la bienveillance et qu’elle sache rendre grâces à Dieu de tous ses bienfaits, prions le Seigneur.

– Rends-nous disponibles à ton Esprit.

9. Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.
Amen

10. Chant

**Contexte historique : nous sommes au VIIIè siècle avant Jésus-Christ. Quelque vingt ans plus tôt, Amos avait annoncé la Parole de l’Éternel à Israël : un message de condamnation à cause du mépris dans lequel les chefs du peuple tenaient la Loi divine, et en particulier ses exigences de justice, malgré un vernis de religion. Depuis la situation ne s’est pas améliorée.C’est pourtant une période de prospérité en Israël. Une paix relative a permis le développement de l’économie du pays. Tout va bien ; ils se croient forts. Mais la prospérité d’Israël n’est pas pour tout le peuple. Elle s’est édifiée au détriment de toute une partie de la population, en particulier les petits paysans. La richesse a coulé vers les villes. Beaucoup de paysans ont été ruinés, par de mauvaises récoltes ou des guerres ; ils ont dû emprunter à un taux d’intérêt élevé et, ne pouvant rembourser, ils ont été contraints de vendre leurs propriétés. L’appauvrissement des uns, contrastant avec le luxe des autres, est une des manifestations du péché d’Israël. Une autre apparaît au plan politique : la violence, les complots. Parallèlement, la situation internationale se dégrade. Le péché le plus grave se voit dans la vie religieuse d’Israël. Osée dénonce non seulement des désobéissances à certaines lois, mais un véritable abandon de la foi au Seigneur qui a délivré Israël hors d’Égypte. Le nom de l’Éternel continue à être invoqué en Israël. Il reste le Dieu du pays ; des sanctuaires lui sont dédiés, des sacrifices lui sont offerts. Mais la contagion du paganisme est plus forte. Surtout que les faux-dieux laissaient à leurs adorateurs une grande liberté quant à la conduite morale – pourvu que les rites religieux soient accomplis ! Ainsi donc, Israël invoque le nom de l’Éternel et lui offre un culte, mais se moque bien de sa volonté.

À demain !

Marie, telle que la prient les Corses…

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