Jour 15 : « Moi, Je suis »

« Qui prétends-tu être ? » Le débat sur l’identité de Jésus montre à quel point la question est importante – à l’époque et maintenant. Mais au lieu de conduire à une convergence des esprits, les arguments de Jésus provoquent encore plus ses ennemis. « Ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. » Sa vie est en danger maintenant.

Nous penserons à tous les prêtres empêchés de célébrer la messe en notre présence et nous nous unirons à leur prière. Voici la lettre communiquée hier par notre évêque, Monseigneur Gusching (cliquer sur ce lien).

1. Signe de croix

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

2. Silence

Disposons-nous intérieurement et physiquement à la rencontre – décidons-nous intimement pour la prière.

3. Entrons dans la prière de l’Église

Jésus, ta Parole est pour nous la source de vie éternelle :
Tu nous dis que Dieu est Amour et tu nous promets
la lumière et la paix si nous croyons en ce Dieu qui nous aime.

4. Première lecture

Lecture du livre de la Genèse, 17, 3-9

En ces jours-là,
          Abram tomba face contre terre
et Dieu lui parla ainsi :
          « Moi, voici l’alliance que je fais avec toi :
tu deviendras le père d’une multitude de nations.
          Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram,
ton nom sera Abraham,
car je fais de toi le père d’une multitude de nations.

          Je te ferai porter des fruits à l’infini,
de toi je ferai des nations,
et des rois sortiront de toi.
          J’établirai mon alliance entre moi et toi,
et après toi avec ta descendance,
de génération en génération ;
ce sera une alliance éternelle ;
ainsi je serai ton Dieu
et le Dieu de ta descendance après toi.
          À toi et à ta descendance après toi
je donnerai le pays où tu résides,
tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle,
et je serai leur Dieu. »
          Dieu dit à Abraham :
« Toi, tu observeras mon alliance,
toi et ta descendance après toi,
de génération en génération. »

                        – Parole du Seigneur.

5. Méditons

*La vie d’Abraham marque le commencement de l’histoire du salut. Son immense voyage à travers le désert a été sa réponse à l’appel de Dieu.

Dans la Bible, le désert était un lieu de passage et de purification. Dans notre propre passage vers la Terre Promise, nous devons savoir que Dieu est avec nous à toutes les étapes du voyage comme il l’a été avec Abraham.

À l’intérieur de nous-mêmes le désert est un lieu de test où la puissance des faux dieux est brisée. C’est un lieu de rencontre avec nous-mêmes, avec nos démons intérieurs et avec Dieu.

*Abraham croyait aux promesses que Dieu lui avait faites.

Quatre mille ans plus tard, nous sommes appelés en tant que peuple pèlerin, et les promesses sont toujours en train de se réaliser pour chacun de nous.

6. Chant

7. Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (8, 51-59)

En ce temps-là,
Jésus disait aux Juifs :
                   « Amen, amen, je vous le dis :
si quelqu’un garde ma parole,
jamais il ne verra la mort. »
          Les Juifs lui dirent :
« Maintenant nous savons bien que tu as un démon.
Abraham est mort, les prophètes aussi,
et toi, tu dis :
“Si quelqu’un garde ma parole,
il ne connaîtra jamais la mort.”
                   Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ?
Il est mort, et les prophètes aussi sont morts.
Pour qui te prends-tu ? »
          Jésus répondit :
« Si je me glorifie moi-même,
ma gloire n’est rien ;
c’est mon Père qui me glorifie,
lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
                  alors que vous ne le connaissez pas.
Moi, je le connais
et, si je dis que je ne le connais pas,
je serai comme vous, un menteur.
Mais je le connais,
et sa parole, je la garde.
                   Abraham votre père a exulté,
sachant qu’il verrait mon Jour.
Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
          Les Juifs lui dirent alors :
« Toi qui n’as pas encore cinquante ans,
tu as vu Abraham ! »
          Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
avant qu’Abraham fût,
moi, JE SUIS. »
          Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter.
Mais Jésus, en se cachant,
sortit du Temple.

                        – Acclamons la Parole de Dieu. Louange à Toi, Seigneur Jésus !

8. Commentaire

1. La semaine sainte se profile. Le ton monte entre Jésus et les Pharisiens, le drame se noue. Il leur est impossible de reconnaître l’origine divine de ce simple prédicateur-faiseur de miracles. Mais pour qui se prend-il ? « Maintenant, nous savons bien que tu as un démon. »

Or, Jésus est très ferme, de manière inhabituelle, parce qu’il parle de qui il est, et de sa relation avec le Père. Il revendique son identité de la manière la plus forte possible, et il affirme avec insistance que dire qu’il ne connaît pas le Père serait mentir.

Quelle est l’importance de tout ceci pour moi ? Est-ce que je considère qu’il est vital que Jésus soit le fils de Dieu ?

2. Esprits fermés. Jésus a promis la victoire sur la mort pour ceux qui gardent sa parole. Quelle merveilleuse promesse – que quelqu’un qui croit en Jésus et obéit à ses commandements ne verra jamais la mort ! Mais les Juifs non croyants ne sont pas intéressés par une victoire sur la mort. Ils ne veulent qu’une seule chose : avoir raison dans une discussion ; ils essaient d’avoir la victoire sur Jésus pour le déshonorer. Nous voici face à une tragédie qui se répète au fil des âges. Jésus est la vérité mais des hommes ferment délibérément leur esprit à la vérité. Ils concoctent des arguments pour ne pas voir que Jésus est le Christ qui peut les sauver du péché et des conséquences du péché, dont l’une est la mort. Pour garder sa parole, il leur faudra changer leurs vies. Le coût est trop élevé.

Et moi, à quels changements de vie suis-je prêt pour qu’elle soit conforme à la Vérité du Christ ?

3. Garder la Parole. Les opposants de Jésus recherchent leur propre gloire. Jésus, lui, avec toute la puissance de sa divinité et de son humanité cherche seulement à glorifier son Père. Au sein de la Trinité, le Père connaît le Fils et le Fils connaît le Père. Comme Jésus garde la parole du Père, nous devons garder la parole de Jésus. Accueillons sa parole, embrassons-la et accomplissons-la. Ne calculons pas le coût. Cherchons seulement à glorifier notre Père des Cieux.

Que l’adoration nous devienne aussi nécessaire que la respiration en répétant au long de la journée : « Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ton immense gloire. » (Gloria de la Messe).

4. Jésus insiste pour dire qu’Abraham lui-même a exulté de voir son jour, car c’est l’accomplissement de toutes les promesses faites dans l’Ancien Testament. Ailleurs, il est appelé le désir des nations.

5. Quel âge as-tu réellement ? Nous pouvons presque être reconnaissants aux Juifs incroyants car, pour répondre à leurs objections, Jésus donne une manifestation glorieuse de sa divinité. Nous prenons en compte les autres manifestations : la révélation à toutes les nations donnée aux Rois Mages, le miracle de Cana, le Baptême de Jésus dans le Jourdain. Mais cette révélation a plus de clarté et de splendeur, car Jésus proclame : « Avant qu’Abraham n’ait existé, moi JE SUIS ». Jésus utilise les mêmes termes par lesquels Dieu a révélé son nom à Moïse « Je suis celui qui SUIS » (Exode 3,14) « De toute éternité, j’existe », dit Jésus. Les incroyants qui discutaient avec Jésus ont dû être choqués : Jésus se tenait devant eux, à trente-trois ans et donnait témoignage de son existence divine, éternelle. C’est une autre transfiguration, sans l’éclat de la lumière.

Quelle réponse pouvons-nous donner au Christ, Notre Seigneur, la deuxième Personne de la Trinité, fait homme par amour pour nous ? Les apôtres nous montrent la bonne réponse dans Matthieu 14, quand Jésus marche sur les eaux et ramène Pierre, qui a osé imiter son Maître, vers la barque. Ils sont venus, un par un et « l’adorèrent ». Chacun s’est agenouillé et a embrassé ses pieds en disant « Vraiment tu es le Fils de Dieu » (Mt. 14 ,33).

9. Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Amen.

10. Chant final

À demain !

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