Jour 18 : les Rameaux et la Passion

En union de prière avec les prêtres qui célébreront, seuls, la messe dans les églises de nos paroisses, nous vous proposons, en ce dimanche des Rameaux, de participer, selon vos moyens, à quelques gestes liturgiques que nous aurions dû faire en assemblée.

La célébration peut débuter à la porte de la maison ou de l’appartement, si c’est possible. On se dirigera ensuite vers le lieu de la prière. 

On se munit d’une croix ou d’un crucifix qui peut être confiée à un des participants. 

1. Silence

(Je me recueille en marquant un temps de silence où je me mets en présence de Dieu qui est Présence.)

2. Signe de croix

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

3. Entrons dans la prière de l’Église

« Pendant quarante jours, nous avons préparé nos cœurs par la prière, la pénitence et le partage ; et nous voici, empêchés de nous rassembler au début de la semaine sainte, pour commencer avec toute l’Église la célébration du Mystère pascal. Aujourd’hui, le Christ entre à Jérusalem, la Ville sainte, où il va mourir et ressusciter. Mettons toute notre foi à rappeler maintenant le souvenir de cette entrée triomphale de notre Sauveur ; suivons-le dans sa passion jusqu’à la croix pour avoir part à sa résurrection et à sa vie. » 

On se dirige ensuite vers le lieu préparé pour la prière. La croix y est déposée et mis en valeur. 

On peut chanter une acclamation : Hosanna ! 

4. Évangile

L’entrée messianique de Jésus à Jérusalem signe l’étape ultime de son chemin pascal. Désormais, il convient de faire les derniers préparatifs de la Pâque, qui accomplissent ceux réalisés tout au long de sa mission en Galilée. Parce que durant la semaine sainte le baptisé suit les pas de son Seigneur, il découvre qu’il se prépare chaque jour à suivre le Christ vers sa Pâque.

Lecture de l’Évangile selon saint Matthieu (21, 1-11)

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : ‘Le Seigneur en a besoin’. Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

« Hosanna » signifie : « Hourra pour le salut ! Il vient ! Il est là ! Salut ! Salut ! »

Et « Hosanna au Fils de David » signifie « Le Fils de David est notre salut ! Hourra pour le roi ! Le salut appartient au roi ! »

Et « Hosanna au plus haut des cieux » signifie, « Que tous les anges du ciel chantent le chant du salut : Salut ! Salut ! Que les cieux les plus hauts chantent ! »

On peut également lire l’Évangile de la Passion (en entier ou ces quelques passages) :

14 Alors, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres
15 et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent.
16 Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
17 Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »
18 Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »
19 Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
20 Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
21 Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »
22 Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
23 Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer.
24 Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
25 Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »
26 Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez : ceci est mon corps. »
27 Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous,
28 car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés.
29 Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. »
30 Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. 38 Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. »

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« L’un de vous va me livrer » / « Prenez, mangez, c’est mon corps livré ; Prenez, buvez, c’est mon sang versé ». Jésus se livre à l’heure même où « l’un de vous va me livrer » : « Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne. Restons quelques instants, en silence, en compagnie de ce Jésus – Homme libre, qui dit tout de la vraie liberté humaine / qui dit tout de Dieu qui ne retient rien pour Lui-même, qui n’existe qu’en se donnant – l’antithèse du péché qui pense n’exister qu’en possédant !

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39 Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »
40 Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ?
41 Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
42 De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
43 Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil.
44 Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles.
45 Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.
46 Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »

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À trois reprises, Jésus puise ses forces dans la prière, dans sa relation à son Père … alors que ses disciples dorment. Quel est donc ce combat qui nous trouve si souvent endormis ? Quel est donc ce combat dans lequel Jésus est engagé jusqu’à mourir : Faire gagner l’amour au lieu même où la mort semble devoir l’emporter. « Choisis donc la vie » disait déjà Dieu au livre du Deutéronome. Choisir la vie, c’est renoncer aux illusions d’une existence passée dans les faux-semblants.

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33 Arrivés en un lieu-dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),
34 ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire.
35 Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;
36 et ils restaient là, assis, à le garder.
37 Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »
38 Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche.
39 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;
40 ils disaient : « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! »
41 De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant :
42 « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui !
43 Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : “Je suis Fils de Dieu.” »
44 Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.
45 À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.
46 Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éli, Éli, lema sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
47 L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »
48 Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire.
49 Les autres disaient : « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »
50 Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit.
51 Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent.
52 Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,
53 et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens.54 À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »

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« Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! » Quelle délivrance est-ce que j’attends de Dieu ? Jésus Lui-même a connu cette tentation : « Père, délivre-moi de cette heure ! ». Attendre de Dieu qu’il nous délivre des ennuis de la vie, qu’il éloigne de nous les difficultés du quotidien, qu’il nous débarrasse de ce qui nous gêne.

« Mais, non ! » dit Jésus

5. Action de grâce

Nous pouvons ensuite rendre grâce au Père par la prière suivante qui introduira au Notre Père :

« C’est pour te rendre grâce, Dieu Notre Père,
Que nous élevons notre cœur et le tournons vers toi.
En ce jour où nous faisons mémoire
De l’entrée de ton Fils à Jérusalem,
Nous te bénissons d’être la source de notre salut.
Alors qu’il était innocent,
il a voulu souffrir pour les coupables,
et, sans avoir commis le mal,
il s’est laissé condamner pour les criminels ;
sa mort a effacé nos fautes
et sa résurrection a fait de nous des justes.
C’est pourquoi nous voulons te prier avec confiance :

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Amen.

6. Prière Finale

Dieu Éternel et Tout-puissant, pour donner au genre humain un exemple d’humilité, Tu as voulu que notre Sauveur prenne chair et qu’Il subisse la croix : accorde-nous, dans ta bonté, d’accueillir le témoignage de sa force dans la souffrance et d’avoir part à sa résurrection. Amen.

À demain !

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