JOUR 34 – 2° jour de « Laudato si »

Heureux celui qui prête attention, écoute et sait dire merci!

1. Signe de croix

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

2. Silence

(Un temps de silence me permettra de me mettre en présence du Dieu qui habite mon cœur et sa création.)

3. Prière chrétienne avec la création

Nous te louons, Père, avec toutes tes créatures, qui sont sorties de ta main puissante.
Elles sont tiennes, et sont remplies de ta présence comme de ta tendresse.
Loué sois-tu.

Fils de Dieu, Jésus, toutes choses ont été créées par toi.
Tu t’es formé dans le sein maternel de Marie,
tu as fait partie de cette terre, et tu as regardé ce monde avec des yeux humains.
Aujourd’hui tu es vivant en chaque créature avec ta gloire de ressuscité.
Loué sois-tu.

Esprit-Saint, qui par ta lumière orientes ce monde vers l’amour du Père et accompagnes le gémissement de la création. Tu vis aussi dans nos cœurs pour nous inciter au bien.
Loué sois-tu.

Ô Dieu, Un et Trine, communauté sublime d’amour infini, apprends-nous à te contempler dans la beauté de l’univers, où tout nous parle de toi.
Éveille notre louange et notre gratitude pour chaque être que tu as créé.
Donne-nous la grâce de nous sentir intimement unis à tout ce qui existe.
Dieu d’amour, montre-nous notre place dans ce monde comme instruments de ton affection pour tous les êtres de cette terre, parce qu’aucun n’est oublié de toi.
Illumine les détenteurs du pouvoir et de l’argent pour qu’ils se gardent du péché de l’indifférence, aiment le bien commun, promeuvent les faibles, et prennent soin de ce monde que nous habitons.
Les pauvres et la terre implorent : Seigneur, saisis-nous par ta puissance et ta lumière pour protéger toute vie, pour préparer un avenir meilleur, pour que vienne ton Règne de justice, de paix, d’amour et de beauté.
Loué sois-tu.

Amen.


4. Lecture de l’encyclique

Laudato Si, chapitre III, La conversion écologique.

216.

La grande richesse de la spiritualité chrétienne, générée par vingt siècles d’expériences personnelles et communautaires, offre une belle contribution à la tentative de renouveler l’humanité. Je veux proposer aux chrétiens quelques lignes d’une spiritualité écologique qui trouvent leur origine dans des convictions de notre foi, car ce que nous enseigne l’Évangile a des conséquences sur notre façon de penser, de sentir et de vivre. Il ne s’agit pas de parler tant d’idées, mais surtout de motivations qui naissent de la spiritualité pour alimenter la passion de la préservation du monde. Il ne sera pas possible, en effet, de s’engager dans de grandes choses seulement avec des doctrines, sans une mystique qui nous anime, sans « les mobiles intérieurs qui poussent, motivent, encouragent et donnent sens à l’action personnelle et communautaire ». Nous devons reconnaître que, nous les chrétiens, nous n’avons pas toujours recueilli et développé les richesses que Dieu a données à l’Église, où la spiritualité n’est déconnectée ni de notre propre corps, ni de la nature, ni des réalités de ce monde ; la spiritualité se vit plutôt avec celles-ci et en elles, en communion avec tout ce qui nous entoure.

217.

S’il est vrai que « les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands », la crise écologique est un appel à une profonde conversion intérieure. Mais nous devons aussi reconnaître que certains chrétiens, engagés et qui prient, ont l’habitude de se moquer des préoccupations pour l’environnement, avec l’excuse du réalisme et du pragmatisme. D’autres sont passifs, ils ne se décident pas à changer leurs habitudes et ils deviennent incohérents. Ils ont donc besoin d’une conversion écologique, qui implique de laisser jaillir toutes les conséquences de leur rencontre avec Jésus-Christ sur les relations avec le monde qui les entoure. Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse ; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne.

5. Enracinement

Parole de Dieu dans le prophète Isaïe

58. 11. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. 

12. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ».

13. Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint, si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers,

14. alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l’héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé. 

59. 01. Non, le bras du Seigneur n’est pas trop court pour sauver, ni son oreille, trop dure pour entendre.

6. Démarche de conversion

« Réparateurs de brèche »… La mission est belle ; elle exige notre conversion spirituelle :

–Prêter attention plutôt que de passer, pressés que nous sommes, au risque d’abîmer, d’écraser.

–Prêter attention plutôt que de rester centrés sur soi, préoccupés, au risque d’ignorer, de laisser de côté, de ne savoir qu’utiliser.

–Prêter attention aux appels de la vie, aux appels de la création, aux appels de Dieu, plutôt que de rester dans la bulle de mes habitudes, de céder à mes peurs du changement.

Pardon, Seigneur, pardon !

–Écouter ce qui se passe dans « notre maison commune » :

Le Pape Benoît nous a proposé de reconnaître que l’environnement naturel est parsemé de blessures causées par notre comportement irresponsable. L’environnement social a lui aussi ses blessures.

–Écouter les « prophètes de ce temps », les « lanceurs d’alertes » :

  • Paul VI en 1971 : « Par une exploitation inconsidérée de la nature [l’être humain] risque de la détruire et d’être à son tour la victime de cette dégradation ». Il a parlé également à la FAO de la possibilité de « l’effet des retombées de la civilisation industrielle, [qui risquait] de conduire à une véritable catastrophe écologique », en soulignant « l’urgence et la nécessité d’un changement presque radical dans le comportement de l’humanité.
  • Benoît XVI a renouvelé l’invitation à « éliminer les causes structurelles des dysfonctionnements de l’économie mondiale et à corriger les modèles de croissance qui semblent incapables de garantir le respect de l’environnement ».
  • Saint François, fidèle à l’Écriture, nous propose de reconnaître la nature comme un splendide livre dans lequel Dieu nous parle et nous révèle quelque chose de sa beauté et de sa bonté.
  • Et nous pouvons penser à tout ce qui nous alerte sans que nous l’entendions vraiment.
Pardon, Seigneur, pardon !

–Dire merci aux personnes qui prêtent attention, qui écoutent et qui opèrent des changements dans leur vie pour moins d’insouciance.

–Dire merci à toutes les personnes qui osent des initiatives dans leur profession, dans leur quartier, dans leur famille pour un meilleur équilibre de vie et un souci de notre maison commune.

–Dire merci aux scientifiques, aux hommes politiques qui tentent de promouvoir, malgré toutes les résistances, des projets qui préparent l’avenir de l’humanité.

Relève-nous ! Nous sommes tombés si bas !

–Dire merci à tous ceux qui participent à « notre relèvement ».

7. Psaume (36)

Ne t’indigne pas à la vue des méchants, n’envie pas les gens malhonnêtes ;
aussi vite que l’herbe, ils se fanent ; comme la verdure, ils se flétrissent.

Fais confiance au Seigneur, agis bien, habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur : il comblera les désirs de ton cœur.

Dirige ton chemin vers le Seigneur, fais-lui confiance, et lui, il agira.
Il fera lever comme le jour ta justice, et ton droit comme le plein midi.

Repose-toi sur le Seigneur et compte sur lui.
Ne t’indigne pas devant celui qui réussit, devant l’homme qui use d’intrigues.

Laisse ta colère, calme ta fièvre, ne t’indigne pas : il n’en viendrait que du mal ;
les méchants seront déracinés, mais qui espère le Seigneur possédera la terre.

L’impie peut intriguer contre le juste et grincer des dents contre lui,
le Seigneur se moque du méchant car il voit son jour qui arrive.

Pour le juste, avoir peu de biens vaut mieux que la fortune des impies.
Car le bras de l’impie sera brisé, mais le Seigneur soutient les justes.

Il connaît les jours de l’homme intègre qui recevra un héritage impérissable.
Pas de honte pour lui aux mauvais jours ; aux temps de famine, il sera rassasié.

Quand le Seigneur conduit les pas de l’homme, ils sont fermes et sa marche lui plaît.
S’il trébuche, il ne tombe pas car le Seigneur le soutient de sa main.

Évite le mal, fais ce qui est bien, et tu auras une habitation pour toujours,
car le Seigneur aime le bon droit, il n’abandonne pas ses amis.

8. Gloire à Dieu !

Gloire soit au Père et au Fils et au Saint Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient pour les siècles sans fin ! Amen.

9. Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Amen.

À demain !

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