Jour 37 – 5° jour de « Laudato Si »

Heureux celui qui respecte la vie et la dignité de l’Homme, sa culture et son identité

Quelques citations glanées au hasard :
Pour être respecté, il faut respecter les autres.
Le respect mutuel est le fondement de la véritable harmonie.
Si vous voulez être respecté, commencez par être respectable.
Notre société ne peut progresser sans respecter chaque individu, même le pire.
Aimer et respecter les autres, c’est leur permettre de s’épanouir et d’être eux-mêmes.
Le respect, l’acceptation et la tolérance sont les fondements qui maintiennent la société.
Respecte-toi assez pour quitter ce qui ne te sert plus, ce qui ne te fait plus grandir ou ce qui ne te rend plus heureux.

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1. Signe de croix

Au nom du père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

2. Silence.

Je prends le temps de regarder cette œuvre d’art que je connais.
Je prends le temps de lire ce qui est écrit sur le support : ECCE HOMO.
Je sais d’où vient cette citation.
Je me rappelle lequel de ces deux hommes est désigné par cette citation. 
Pourquoi pas l’autre ? Après tout, c’est un homme lui aussi !
L’un est un homme ; l’Autre est l’Homme !

3. Psaume

R/ Ô Seigneur, notre Dieu, qu’il est grand ton nom par toute la terre !

Jusqu’aux cieux, ta splendeur est chantée par la bouche des enfants, des tout-petits : 
rempart que tu opposes à l’adversaire, où l’ennemi se brise en sa révolte.
À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas,
qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds :
les troupeaux de bœufs et de brebis, et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux.

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4. Le respect ??

« Sentiment de considération envers quelqu’un, et qui porte à le traiter avec des égards particuliers.»

Du latin respectus : égard, considération. Le respect est le sentiment de considération, d’égard, voire de vénération que l’on peut avoir envers un individu ou quelque chose. Il se manifeste par une attitude de déférence et le souci de ne pas porter atteinte à l’objet du respect, ni le heurter inutilement.

Le respect est indispensable à la bonne vie en société, à l’harmonie familiale, sociale. Cela va, du reste, de paire avec l’amour. Avec plus d’amour, il y aura forcément plus de respect. Si on aime les autres, on fait attention à eux, on a de la considération pour eux et le respect vient tout seul.

Le respect collectif qui est un ensemble de règles et de lois que chaque gouvernement, ville ou société a voté. Le respect collectif consiste simplement à accepter et suivre ces lois afin de pouvoir vivre en collectivité et à accepter les autres tels qu’ils sont, quelles que soient leur couleur, leur religion et leur statut social.

Le respect (du latin respicere signifiant « regarder en arrière ») évoque l’aptitude à considérer ce qui a été énoncé et admis dans le passé, et d’en tirer les conséquences dans le présent. Il peut ainsi être question du respect d’une promesse, du respect d’un contrat ou du respect des règles d’un jeu.

5. Enracinement

La lettre de saint Paul aux Éphésiens

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens (2, 1-5; 12-16)

S’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l’on s’encourage avec amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, si l’on a de la tendresse et de la compassion, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l’unité.

Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.

Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres.

Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus.

Ainsi, mes bien-aimés, vous qui avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et profond respect ; ne le faites pas seulement quand je suis là, mais encore bien plus maintenant que je n’y suis pas.

Car c’est Dieu qui agit pour produire en vous la volonté et l’action, selon son projet bienveillant.

Faites tout sans récriminer et sans discuter; ainsi vous serez irréprochables et purs, vous qui êtes des enfants de Dieu sans tache au milieu d’une génération tortueuse et pervertie où vous brillez comme les astres dans l’univers, en tenant ferme la parole de vie.

Alors je serai fier de vous quand viendra le jour du Christ : je n’aurai pas couru pour rien ni peiné pour rien.

6. Lecture de l’encyclique

Jamais l’humanité n’a eu autant de pouvoir sur elle-même et rien ne garantit qu’elle s’en servira toujours bien, surtout si l’on considère la manière dont elle est en train de l’utiliser.

105 – On a tendance à croire « que tout accroissement de puissance est en soi ‘progrès’, un degré plus haut de sécurité, d’utilité, de bien-être, de force vitale, de plénitude des valeurs », comme si la réalité, le bien et la vérité surgissaient spontanément du pouvoir technologique et économique lui-même. Le fait est que « l’homme moderne n’a pas reçu l’éducation nécessaire pour faire un bon usage de son pouvoir », parce que l’immense progrès technologique n’a pas été accompagné d’un développement de l’être humain en responsabilité, en valeurs, en conscience. C’est pourquoi, il est possible qu’aujourd’hui l’humanité ne se rende pas compte de la gravité des défis qui se présentent, et « que la possibilité devienne sans cesse plus grande pour l’homme de mal utiliser sa puissance » quand « existent non pas des normes de liberté, mais de prétendues nécessités : l’utilité et la sécurité ». L’être humain n’est pas pleinement autonome. Sa liberté est affectée quand elle se livre aux forces aveugles de l’inconscient, des nécessités immédiates, de l’égoïsme, de la violence. En ce sens, l’homme est nu, exposé à son propre pouvoir toujours grandissant, sans avoir les éléments pour le contrôler. Il peut disposer de mécanismes superficiels, mais nous pouvons affirmer qu’il lui manque aujourd’hui une éthique solide, une culture et une spiritualité qui le limitent réellement et le contiennent dans une abnégation lucide. 

107. On peut dire, par conséquent, qu’à l’origine de beaucoup de difficultés du monde actuel, il y a avant tout la tendance, pas toujours consciente, à faire de la méthodologie et des objectifs de la techno-science un paradigme de compréhension qui conditionne la vie des personnes et le fonctionnement de la société. Les effets de l’application de ce moule à toute la réalité, humaine et sociale, se constatent dans la dégradation de l’environnement, mais cela est seulement un signe du réductionnisme qui affecte la vie humaine et la société dans toutes leurs dimensions.

7. Commentaire

L’écobéatitude d’aujourd’hui nous rappelle que la bible nous propose comme référence ultime pour orienter nos choix, la vie et la dignité de la personne. Avant l’argent, avant la sécurité, avant la santé, il est question de personnes. J’entendais, hier, à la télévision, un philosophe protester énergiquement contre les mesures de confinement dans les EHPADs. Il a prononcé cette phrase : « On rationalise comme si la santé était la valeur suprême ; non, la santé n’est pas la valeur suprême ; la valeur suprême c’est la personne humaine ! »

L’écobéatitude d’aujourd’hui continue : « sa culture et son identité ». La personne humaine n’est pas un pur esprit. Elle s’inscrit dans des relations, dans un environnement et dans une histoire. C’est tout cela qui la fait « personne humaine ».

Heureux celui qui respecte sa dignité (dignité commune à toutes les personnes) et son identité (ses particularismes – ce qui fait qu’elle n’est pas une autre).

8. Prions

« Seigneur notre Dieu, Tu as ordonné toute la Création pour qu’elle serve ta gloire en progressant vers l’harmonie et la communion.
Ton projet, en Christ, est de tout récapituler en UN SEUL CORPS auquel nous communions déjà dans l’Eucharistie.
Au cœur de la création, Tu as créé l’Homme à ton image pour qu’il grandisse dans ta ressemblance.
En Christ, Tu nous as rassemblés dans ta miséricorde ; Tu as brisé toutes les barrières, Tu as brisé la haine. Dans ton cœur de Père, l’Humanité est une « Ecclésia » dont l’Église, ici-bas, est le signe sacramentel.
Apprends-nous le respect de Ta volonté, le respect de soi-même qui s’enracine dans notre alliance avec Toi, le respect des autres qui conduit à une vraie fraternité, et le respect de la nature pour qu’elle reste source féconde.
Apprends-nous, Seigneur, à entendre, en même temps la clameur de la terre et les cris des pauvres puisque « tout est lié » dans ton unique Amour.
Mets-en nous Ton Esprit afin qu’il nous conforme à ton Fils, qui vit et règne avec Toi dans l’unité du Saint Esprit pour les siècles sans fin. Amen.»

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Où sont amour et charité, Dieu Lui-même est présent, car l’Amour vient de Dieu, car Dieu est Amour !

9. Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Amen.

10. Envoi

À demain !

1 commentaire

  1. Ce philosophe que vous citez voit clair, j’ai été émue d’entendre aux infos cette personne âgée de 93 ans qui témoignait en pleurant comme un enfant:
    “on m’interdit de rencontrer ma famille et on m’empêche même de parler à ma voisine, je ne suis pourtant pas malade et ma voisine non plus”
    Il est temps qu’ils instaurent des mesures barrières dans les EHPADS pour qu’ils puissent de nouveau avoir des visites.
    Je me fais la réflexion pour ces personnes, vaut-il mieux qu’elles meurent de chagrin ou du corona-virus?

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