Jour 45 – 12° jour de « Laudato Si »

Heureux celui qui promeut une écologie intégrale, au service de l’homme, corps, cœur et esprit

Pour nous, les béatitudes sont des perspectives, un horizon vers lequel tendre pour un monde plus heureux. Ce qui frappe en découvrant celle de ce jour, c’est qu’elle semble pouvoir s’appliquer merveilleusement à la Vierge Marie : qui, en effet, mieux qu’elle, prend soin de l’homme intégral, pour reprendre le mot du Pape, corps, cœur, esprit ?

En ce début du mois de mai, je vous propose d’aller à la rencontre de cette mère bienheureuse et …écologique. Comment s’y prend-elle pour attirer les hommes et les soigner intégralement, corps, âme et esprit ?

1. Signe de croix

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

2. Silence

Et pourquoi pas, aujourd’hui, orner notre silence à l’aide d’un chant bien choisi ?

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Garde bien cette flamme, c’est un peu de mon âme, elle s’abandonne à toi.

3. Enracinement

Il y a un an sortait le film Lourdes, que certains parmi vous ont peut-être eu l’occasion de voir et dont voici la bande-annonce.

À Lourdes, Marie accueille, guérit, console tout homme, tout l’homme…

« Si on regarde, à Lourdes, il y a des pauvres, des riches, des moins riches, des handicapés, des aveugles, des boiteux, c’est tout ce qui était auprès de Jésus, il y a 2000 ans », nous dit ce pèlerin vers la moitié de la vidéo.

Effectivement, « c’est tout ce qui était auprès de Jésus, il y a deux mille ans ».

– Les guérisons, dans l’Évangile

« Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. » (Mt9, 35)

Jésus guérit beaucoup dans l’Évangile : rien que chez Marc, 14 récits de guérison nous sont racontés, tandis qu’on en dénombre une trentaine pour l’ensemble des Évangiles. On serait même portés à penser que, pour Jésus, ces guérisons ont autant d’importance que la prédication.

Qu’est-ce que cela peut vouloir dire ?

-D’abord, que le corps de l’homme vaut pour lui-même, pas uniquement parce qu’il est temple de l’esprit, ou comme une sorte de vêtement temporaire de l’âme, qui serait bien plus importante que lui.
Quand Jésus va vers les corps souffrants, et c’est souvent, il ne considère pas cette mission comme indigne mais comme pleinement apte à communiquer le Salut.

Pour autant, il ne s’arrête pas aux corps souffrants; il va aussi vers les misères morales, les déficits spirituels qui accompagnent très souvent les épreuves physiques : que veux-tu que je fasse pour toi ? Quel est ton désir ? Quelle est ton espérance ? En qui mets-tu ta confiance ?

Dieu, par son incarnation dans son Fils, par le choix qu’il fait de grandir dans une famille humaine, de marcher sur les routes de Galilée à la rencontre des autres hommes, assume pleinement l’humanité telle qu’elle se présente en ce monde, corps, âme, esprit, souvent mise à l’épreuve, souvent souffrante, un jour confrontée à la mort. Et il va jusqu’au bout, dans sa Passion et sur la croix, au bout de la plus grande souffrance, dans son corps, dans son cœur (l’angoisse) et dans son esprit (l’abandon du Père), jusqu’au silence de la mort. C’est dire combien Dieu aime cet homme auquel il s’est identifié.

-Ensuite, que l’homme, en Christ, est invité à se pencher sur la souffrance de ses semblables, corps, cœur, esprit : à visiter le malade et le prisonnier, à prendre soin du voyageur blessé au bord du chemin, comme du pauvre couvert d’ulcères et laissé à la rue. Jésus ne nous en donne pas seulement l’enseignement mais l’exemple, et pas seulement l’exemple mais la force. Guéri, comme le paralytique, l’homme est amené, comme lui, à « prendre son grabat » et se lever, prendre sa destinée en mains et, fort de sa vie renouvelée, se faire lui-même un frère pour l’autre. Avec la même délicatesse, la même prise en compte de toute sa personne, le même désir de le conduire vers un salut qui n’est pas que santé du corps mais qui peut comporter la grâce d’une réconciliation plus grande, avec son Père des cieux.

-Enfin, par ses actes de guérison effectués durant sa propre vie terrestre mais sur lesquels sa victoire définitive sur la mort vient mettre le sceau, Jésus révèle que, y compris comme corporelle, l’existence humaine n’est pas réductible à ce qui en apparaît dans les temps et les lieux du monde : elle est promise à rien de moins que la Résurrection de la chair et la Vie éternelle. Nos corps eux-mêmes seront un jour définitivement heureux et glorieux dans le Royaume du Père : les malades guéris par Jésus l’ont été en signe de la Résurrection bienheureuse qui nous attend.

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Des jeunes qui chantent et prient avec leur corps.

4. Marie, au nom de son Fils

À Lourdes, Banneux, Beauraing, Pontmain, Fatima, et dans bien d’autres endroits du monde, Marie s’approche et se penche, au nom de son Fils, sur toutes nos misères : c’est l’homme tout entier qu’elle vient secourir, à travers les corps et les cœurs qu’elle touche et caresse de sa main maternelle.

Avec notre Pape, offrons-lui notre désarroi en cette période où la terre est malade :

« Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

Ô Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme.
Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches.
Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix.
Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

Ô Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie. Amen. »

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Quand nous sommes dans l’épreuve, viens nous visiter !

Au nom de notre communauté, nous venons vers toi avec nos intentions particulières :

* Maman Marie, aie pitié de ceux qui meurent seuls, sans le soutien de leur famille; prends soin de ceux qui ne savent pas accompagner leurs proches, ce qui rend leur deuil plus difficile encore. Toi notre Mère, dans chaque moment de nos vies, nous avons confiance en toi et te renouvelons notre amour.
Merci pour tant de bénédictions que Ta main maternelle nous a prodiguées!

* Pour que Jésus me donne la force de témoigner devant mes enfants qui suivent les idées du monde plutôt que de s’abandonner dans une foi renouvelée dans sa divine volonté.
Pour qu’ils retrouvent la grâce d’une vraie conversion par le sacrement de la réconciliation ; pour leur couple en difficulté, surtout Francis et Patricia.

* Par le Cœur très chaste de Saint Joseph et par le Cœur Immaculé de la Vierge Marie, je rends grâce à Dieu pour la joie et le bonheur des parents de ma petite fille Jeanne, 3 mois aujourd’hui, et de toute la famille, pour sa guérison et sa sortie de l’hôpital. Que la Gloire soit rendue au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Merci Sainte Famille de Nazareth pour tous Vos Bienfaits. Alléluia ! Que Dieu soit béni, loué et remercié. Amen.

5. Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Amen.

6. Salve Regina

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Mater misericordiae, ad te clamamus !

À demain !

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