Jour 49 – 2° jour d’un chemin avec Marie

Restons encore un peu à Avioth, car Marie s’y dévoile de plus d’une manière. Du buisson d’épines où fut déposée sa statue, elle peut aussi être la fleur.

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Au début du Moyen Âge, la seule rose de la région est l’églantine.

« Depuis l’Antiquité, la rose est la reine des fleurs par sa forme, son parfum et ses couleurs. Elle est le symbole de la beauté, de l’amour. Au début du Moyen Âge, la seule rose de la région est l’églantine, la fleur de cet arbrisseau épineux des haies de nos campagnes.
Ainsi, les bâtisseurs de cathédrales décorent les pierres des édifices de cette humble rose, symbole également par ses 5 pétales de l’étoile à 5 branches du compagnonnage.
La liturgie mariale s’est aussi parée de la rose. Saint Bernard prénomma Notre Dame de Rosa sine spina, rose sans épine. Et, dans les liturgies de la Vierge, figure l’invocation “Rose mystique.” » (Pierre Scharff, Avioth, Saisons d’éternité)

1. Signe de croix

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

2. Silence

(Pendant quelques instants de silence, laissons Marie nous conduire vers son Fils qui nous emmène vers le Père.)

3. Entrons dans la prière avec Marie

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– Par l’image de la Rose sans épine

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Ave Rosa sine spina, œuvre de Kocsar Miklos, compositeur hongrois contemporain.

De l’églantine, humble et fragile fleur du buisson d’épines, à la Rose mystique, « sine spina », de saint Bernard, il n’y a de distance que pour les yeux de notre foi. Car Marie est la « Fleur des fleurs » de bout en bout des Évangiles et rien ne la flétrit, ni sa naissance au monde, ni son passage vers le ciel.

On dit que de telles expressions, « Flos florum » (fleur des fleurs) et « Rosa sine spina » (Rose sans épine), ont un sens théologique qui annonce, bien avant les apparitions de Lourdes, le dogme de l’Immaculée Conception (8 décembre 1854).

Prions

(Cette prière a été prononcée par le Pape François pour la ville de Rome. Nous l’adapterons à notre propre situation, en pensant à nos propres lieux de vie, qui ont tous besoin de bénédictions.)

« Vierge Sainte et Immaculée, à Toi, qui es l’honneur de notre peuple et la gardienne prévenante de notre ville, nous nous adressons avec confiance et amour.

Tu es la Toute Belle, ô Marie ! Le péché n’est pas en Toi.
Suscite en nous tous un désir renouvelé de sainteté : que la splendeur de la vérité brille en nos paroles, que le chant de la charité résonne en nos œuvres, que pureté et chasteté habitent notre corps et notre cœur, que toute la beauté de l’Évangile soit présente en notre vie.

Tu es la Toute Belle, ô Marie ! La Parole de Dieu s’est faite chair en Toi.
Aide-nous à demeurer à l’écoute attentive de la voix du Seigneur : que le cri des pauvres ne nous laisse jamais indifférents, que la souffrance des malades et des nécessiteux ne nous trouve pas distraits, que la solitude des personnes âgées et la fragilité des enfants nous touchent, que chaque vie humaine soit toujours aimée et vénérée par nous tous.

Tu es la Toute Belle, ô Marie ! En toi se trouve la joie parfaite de la vie bienheureuse avec Dieu.
Fais que nous ne perdions pas le sens de notre chemin sur la terre : que la douce lumière de la foi éclaire nos journées, que la force consolante de l’espérance oriente nos pas, que la chaleur contagieuse de l’amour anime notre cœur, que nos yeux à tous restent bien fixés là, en Dieu, où se trouve la vraie joie.

Tu es la Toute Belle, ô Marie ! Écoute notre prière
Exauce notre supplication : que la beauté de l’amour miséricordieux de Dieu en Jésus soit en nous, que cette beauté divine nous sauve, sauve notre ville, sauve le monde entier. Amen ».

(Pape François, prière prononcée pour Rome en la fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 2013.)

– Par l’image de la fleur improbable dans un pays aride

Lecture du livre d’Isaïe 35,1-7

Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et du Sarône. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu.
Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. »
Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds.
Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ; car l’eau jaillira dans le désert, des torrents dans le pays aride. La terre brûlante se changera en lac, la région de la soif, en eaux jaillissantes. Dans le séjour où gîtent les chacals, l’herbe deviendra des roseaux et des joncs.

Commentaire

Au temps de l’Exil (VIè s. avant JC), le prophète Isaïe cherche à rendre l’espoir au peuple éloigné du pays qu’il aime. Il lui annonce un prochain retour qui mettra fin à sa désolation et l’emplira d’une joie telle que le paysage en sera changé, SAUVÉ. Pour rentrer au pays, le chemin le plus direct entre Babylone et Jérusalem traverse le désert d’Arabie; mais cette traversée du désert, Isaïe la décrit comme une véritable marche triomphale… mieux, une procession grandiose : le désert se réjouira, le pays aride exultera et criera de joie, il « jubilera » dit même le texte hébreu… Le désert sera beau… On pense alors à ce qui est le plus beau au monde pour un habitant de la Terre Sainte à l’époque : ce sont les montagnes du Liban, les collines du Carmel, la plaine côtière de Sarône !
Plus tard, les Pères de l’Église qualifieront Marie de « Splendeur du Carmel » ou de « Gloire de Sarône », l’associant ainsi au Salut qui vient de Dieu et qui fait refleurir nos déserts terrestres, les lieux de toutes nos désolations physiques ou morales. Offrez des fleurs, ouvrez les yeux sur la nature de ce printemps… Le Ciel n’est-il pas entrain de s’ouvrir ? La joie ne se fait-elle pas ressentir ? Marie est cette fleur céleste -sans épine et sans tache- venue en annonciatrice des Cieux nouveaux et de cette Terre nouvelle dont parle saint Jean dans l’Apocalypse. Mais ces Cieux sur lesquels elle règne, avec son Fils, elle nous les ouvre pour aujourd’hui : pour que la joie nous soit offerte, dès ici-bas, et qu’en la recevant chez nous, fille de Jérusalem, nous permettions un peu que le bonheur progresse et que reculent nos déserts.

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– Avec saint Bernard

Marie, en te suivant, on ne dévie pas.
En te priant, on ne désespère pas.
En pensant à toi, on ne se trompe pas.
Si elle te tient par la main, tu ne tomberas pas
Si elle te guide, tu ne connaîtras pas la fatigue
Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but.

Or, le but, le voici, résumé par les mots du Pape :

En toi se trouve la joie parfaite de la vie bienheureuse avec Dieu.

Et cette vie bienheureuse, c’est celle que Jésus nous a appris à demander à son Père, pour que son règne vienne sur cette terre comme au ciel.

4. Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Amen.

5. Magnificat au Dieu de Vie

Magnificat ! C’est le cri de Marie quand elle prend conscience que le Dieu d’Israël s’intéresse à l’homme et ne l’abandonne pas. Par elle, Il nous donne un Sauveur qui rentre dans l’Histoire – et la commence, et dans chacune de nos histoires – en vue de leur commencement !

Magnificat au Dieu de vie, qui fait chanter la Création en nous offrant la Fleur des fleurs !

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À demain !

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