Jour 51 – 4° jour d’un chemin avec Marie

Notre Dame du Pays de Montmédy

C’est le vocable sous lequel notre paroisse, depuis une quinzaine d’années, s’est mise sous la protection de Marie. Elle voulait ainsi souligner l’importance, sur son territoire, du Pèlerinage d’Avioth, honorer Notre Dame d’Avioth, l’une des 5 vierges couronnées de notre diocèse.

1. Signe de croix

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

2. Silence

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Cette broderie a été réalisée par un club de broderie de Montmédy. Le logo de la paroisse en a repris le motif et se trouve sur beaucoup de parutions intéressant la paroisse.

Est évoquée ici la Femme dont parle Saint Jean au livre de l’Apocalypse : enceinte, avec sur la tête une couronne de 12 étoiles et la lune sous ses pieds.

Porter attention à ce tableau, en silence, me prépare à la prière, ouvre mon cœur à Marie toute pétrie de la présence de Dieu en elle.

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(Ce chant dure 7 mn – vous pouvez le laisser se dérouler tout en lisant le texte qui suit.)

3. Entrons dans la prière avec Marie

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– Par ce texte de l’Apocalypse qui la concerne

Lecture du Livre de l’Apocalypse 12, 1-18.

Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.
Elle est enceinte, elle crie, dans les douleurs et la torture d’un enfantement.
Un autre signe apparut dans le ciel : un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème.
Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance.
Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les conduisant avec un sceptre de fer. L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône,
et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu’elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours.

Il y eut alors un combat dans le ciel : Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges, mais il ne fut pas le plus fort ; pour eux désormais, nulle place dans le ciel.
Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le Serpent des origines, celui qu’on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier. Il fut jeté sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui.

Alors j’entendis dans le ciel une voix forte, qui proclamait : « Maintenant voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ ! Car il est rejeté, l’accusateur de nos frères, lui qui les accusait, jour et nuit, devant notre Dieu.
Eux-mêmes l’ont vaincu par le sang de l’Agneau, par la parole dont ils furent les témoins ; détachés de leur propre vie, ils sont allés jusqu’à mourir. Cieux, soyez donc dans la joie, et vous qui avez aux cieux votre demeure ! Malheur à la terre et à la mer : le diable est descendu vers vous, plein d’une grande fureur ; il sait qu’il lui reste peu de temps. »

Et quand le Dragon vit qu’il était jeté sur la terre, il se mit à poursuivre la Femme qui avait mis au monde l’enfant mâle.
Alors furent données à la Femme les deux ailes du grand aigle pour qu’elle s’envole au désert, à la place où elle doit être nourrie pour un temps, deux temps et la moitié d’un temps, loin de la présence du Serpent.
Puis, de sa gueule, le Serpent projeta derrière la Femme de l’eau comme un fleuve, pour qu’elle soit emportée par ce fleuve.
Mais la terre vint au secours de la Femme : la terre ouvrit la bouche et engloutit le fleuve projeté par la gueule du Dragon.
Alors le Dragon se mit en colère contre la Femme, il partit faire la guerre au reste de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus. Et il se posta sur le sable au bord de la mer.

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Méditons

Je peux prendre quelques instants pour imaginer cette vision de Jean. Le drame de ce combat, les protagonistes, l’issue incertaine d’abord, puis qui s’éclaire ; comment ? Le combat est-il fini ? gagné ? tout à fait ?

Cette femme, Saint Jean ne dit pas que c’est Marie. On peut penser qu’il pensait à elle, mais peut-être aussi à l’Église (persécutée au temps de Saint Jean puisqu’il était lui-même en exil à cause de sa foi), à l’humanité dont l’avenir (enceinte de son avenir) est sans cesse en question.

Quel est le lieu de ce combat ? Le ciel, la terre, ce n’est peut-être pas le haut et le bas.
Pourquoi dit-on si peu de choses au sujet de cet enfant mâle ? Et que dit-on de lui ?

Prions en Église

Marie, toi qui enfantes en plein cœur du combat, nous nous tournons vers toi, levant notre prière au milieu des combats de notre humanité. Nous préférons les belles images de nos crèches de Noël, cette vision de Saint Jean nous rappelle que Noël se déploie et qu’il n’y a pas de Noël sans Golgotha; il n’y a pas de foi sans combat. Écoutant Jésus, Ton Fils, qui dit à Saint Jean : « Voici ta mère », nous voulons « te prendre chez nous » afin que tu nous apprennes à enfanter le Christ au cœur de nos combats humains. Enseigne-nous l’amour qui n’est victorieux que lorsqu’il semble avoir tout perdu parce qu’il a tout donné. Il ne lui reste que d’être fidèle. Prie avec nous, Marie, comme tu l’as fait au Cénacle au tout début de l’Église. Demande à ton Fils, pour nous, la joie de la fidélité. Amen.

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Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi !

Commentaire
(L’Apocalypse est d’une telle richesse de sens que je ne vais m’arrêter que sur quelques expressions.)

Globalement, ce texte annonce, sous la forme d’un combat, l’assaut continu que les puissances du mal mènent contre l’Église (autour de nous aussi bien qu’en nous). Saint Jean veut affermir notre constance devant les épreuves et les persécutions en nous montrant les secours que Dieu assure à l’épouse de son Fils et la victoire qu’Il lui réserve.

La dernière phrase du chapitre précédent disait : « Le sanctuaire de Dieu, qui est dans le ciel, s’ouvrit, et l’arche de son Alliance apparut dans le Sanctuaire ». Le temple spirituel (dans le ciel) est supérieur au temple de Jérusalem. À la samaritaine, Jésus disait : « Ce n’est plus ni à Jérusalem, ni sur cette montagne que vous adorerez le Père. Les vrais adorateurs adoreront en Esprit et en Vérité ». Ainsi le temple de Dieu s’est ouvert quand le Christ nous apprit à servir par amour, et à honorer, dans le secret de nos cœurs. Il fut ouvert dans le ciel parce que le culte devient spirituel. Dans ce temps de confinement, voilà un repère important : Le culte véritable, c’est de « servir par amour » et ce culte-là est possible, même quand le culte rituel est temporairement empêché dans les églises.

Une femme revêtue du soleil, figure de l’Église, enveloppée toute entière dans le Christ, sa protection et sa parure. Elle a la lune sous les pieds parce qu’elle est supérieure à toutes les vicissitudes terrestres. Comme la lune, les choses humaines « montent et descendent ». L’Église, fondée sur le Christ demeure inébranlable (non pas immobile !). Elle porte sur sa tête une couronne de douze étoiles puisque l’enseignement des douze fait sa parure. Elle crie parce que son désir est fort, désir d’enfanter des enfants pour le Royaume. Les douze étoiles peuvent évoquer aussi les douze fruits de l’Esprit tels qu’énumérés par Saint Paul aux Galates : la charité, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la longanimité, la mansuétude, la foi, la modestie, la continence et la chasteté.

Belle figure de l’Église vers laquelle nous avons à tendre. Une Église qui crie dans le désir d’enfanter les enfants du Royaume plutôt qu’une Église qui crie parce qu’on lui fait mal. Une Église dont la seule beauté, c’est qu’elle irradie du Christ et non de sa propre puissance. Une Église qui ne se bat pas contre, mais qui choisit résolument de croire que Dieu sauve la vie. Une Eglise qui fait confiance à Celui qui a déjà vaincu et qui espère (dans le sens où nous en avons parlé hier) c’est-à-dire qui croit en la dimension éternelle de tout acte d’amour.

C’est pour que Dieu vienne la bâtir au cœur de chaque baptisé que nous pouvons prier, pour que nous soyons disponibles à son Esprit dont l’ombre a couvert Marie. C’est toujours l’Esprit qui enfante le Christ. Comme Marie, risquer nos « oui » aux imprévus de Dieu.

Je te salue, Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de tes entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

4. Élargissons notre prière

Chacune et chacun formule la prière qu’elle – il porte au cœur.

Vierge Marie, notre mère, souviens-toi de tes enfants qui trouvent la vie pesante et risquent de se décourager : sois près d’eux, Marie, ranime leur courage, garde-les dans l’espérance.

Souviens-toi de tes enfants pris dans l’esclavage du péché et qui n’ont pas la force d’en sortir : sois près d’eux, Marie, assure-les de la miséricorde du Seigneur.

Souviens-toi de tes enfants qui se sont éloignés de la Maison et ne s’occupent plus de Jésus et de son Église : sois près d’eux, Marie, qu’ils sachent que tu es encore leur mère et que la porte leur est toujours ouverte.

Souviens-toi de tes enfants qui ont à cœur de suivre Jésus et veulent tenir compte de sa parole : sois près d’eux, Marie, pour soutenir leur générosité, et leur rappeler la joie promise aux disciples fidèles.

Souviens-toi de nous, tes enfants, heureux de te proclamer bienheureuse parce que tu es sainte et belle, parce que tu es vivante auprès de ton fils.

Sois près de nous, qui sommes encore en chemin ; sois près de nous, comme un signe d’espérance et de consolation.

Ensemble :

Je te salue, Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de tes entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

5. Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Amen.

6. Magnificat

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À demain !

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